mardi 14 septembre 2010

Une Traversée Sanglante … à bord du Mauretania !

En Juin 1920, la traversée transatlantique du Mauretania fut entachée par une série de crimes inexpliqués. Nos quatre investigateurs furent ces témoins malheureux qui ne purent que constater la violence et la démence dont un homme fit preuve pour éventrer quatre jeunes filles qui revenaient d’une aventure américaine. Cette traversée fut le cadre également de rencontres plus ou moins troublantes pour René Martin, Samuel Brémont , Mike Liberty et le truculent Antoine Doucet. Ils se retrouvèrent dans la cabine d’un excentrique, le professeur Patterson , qui leur fit part de ses plus troublantes découvertes en guise de testaments puisque le lendemain il retrouvait leur hôte au bout d’une corde.

Lors de cette soirée avec le professeur Patterson , les investigateurs furent témoin d’une cérémonie des plus étranges : en tailleur , encadré par deux braseros fumant , le professeur empoignait un cristal qu’il déplaçait de façon frénétique de droite à gauche. Peu à peu les quatre français furent plongés dans un profond songe. Au fur et à mesure qu’ils s’enfonçaient dans les méandres d’un monde onirique jusque là inconnu, ils distinguèrent une foule qui dansait à l’unisson. Un chant lointain se clarifiait et se faisait entendre. Des visions d’un vaste océan, d’une ville à l’architecture aux angles impossibles et du vide étoilé au dessus des danseurs les engloutirent. La fin de cette vision fut ponctuée par l’apparition d’un être aux proportions gigantesques, marqué par un visage aux excroissances tentaculaires.

Les journées se succédaient et plusieurs fois ils purent constater la présence d’une frégate à quelques encablures du Mauretania.

Un attentat fut perpétré contre un noble, le Comte Kurosov , de la Couronne de Russie par un groupuscule bolchevique. Attentat qui eut lieu lors d’une compétition de galets et qui fut marqué par des jets de grenades mais aussi la mort des trois terroristes dont leur Chef un certain Valentin qui s’était fait passer jusque là comme un prêtre en voyage.

La traversée sera écourtée à cause d’avaries à l’arrière du paquebot ce qui ponctua ce voyage fort troublant en terres anglaises.

Les meurtres sur les jeunes filles ne furent pas résolus , la présence de cette frégate , la disparition du Comte et l’apparition soudaines d’avaries à l’arrière du Mauretania restèrent en suspend.

Nos quatre investigateurs foulaient les terres anglaises avec l’esprit bien embrumé et se dirigeait vers Londres où ils étaient invités par le Professeur Julian Smith , imminent Docteur en Philosophie et ami de René Martin.

lundi 13 septembre 2010

Samuel Brémont


A seulement 30ans, Samuel Brémont, occupe actuellement le poste de conservateur de la bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris.
Il doit plus cet emploi à la fortune de feu ses parents qu'a ses compétences qui lui aurait tout de même valu ce poste malgré son âge.

La première fois que quelqu'un demande à voir le conservateur de la bibliothèque Sainte-Geneviève et qu'il voit arriver ce personnage souvent mal coiffé portant un costume souvent de travers, celui-ci a tendance à se demander si c'est pas une plaisanterie, mais quand il plonge ses yeux verts dans ceux de son interlocuteur ce dernier comprend qu'il n'y a pas d'erreur, il à même tendance à être fasciné par ce conservateur hors-normes.

Samuel Brémont est connu dans les réseaux scientifiques, mais aussi de l'occultisme pour les altercations avec ses membres et ses questions plus que dérangeantes. Ses confrères voient souvent cet arriviste d'un mauvais oeil mais ils reconnaissent tout de même que c'est un personnage extrêmement qualifié malgré son côté excentrique.

Les années que Samuel à passé dans la section psychiatrique de la Salepêtrière ont laissées chez lui un comportement pour le moins anodin. Il alterne un langage courtois et distingué avec un cynisme et un sarcasme sans limites. La mort ne semble pas le perturber, regarder et toucher un corps sans que ça lui pose le moindre problème, dans un sens il à une approche très scientifique.

Son passé psychiatrique le dispensa de participer de quelques façon que ce soit à la Grande Guerre, à la place il parti dans diverses régions du globe à la recherche d'histoires et d’artéfacts étranges.

Rapport sur le médecin René Martin


Naissance : 22 mai 1888 à Paris.

Historique :

Né d'un
père médecin, Maurice Martin, et d’une mère de bonne famille, Louise Rossignol. Il est donc élevé dans une famille bourgeoise de Paris.

1909 : René Martin entre à la Faculté de médecine de Paris (boulevard Saint-Germain). Promu à devenir un grand chirurgien.


1914-1918 :
La Grande Guerre éclate. René Martin veut s’engager comme médecin militaire. Ses études n’étant pas terminées, il est engagé comme brancardier. Ses connaissances de la chirurgie et le manque cruel de personnel soignant compétent lui permirent d’exercer et ainsi de sauver de nombreuses vies.

1918 :
Fin de la Grande Guerre. René Martin est réintroduit à la Faculté de médecine de Paris. Ses professeurs disent de lui qu’il n’est plus le même, les horreurs de la guerre peuvent détruire les hommes les plus forts. René Martin laisse de coté la chirurgie et suit des études en psychopathologie.

1920 :
René Martin devient psychiatre spécialisé en psychopathologie et traite principalement les blessés de guerre que la France surnomme les Gueules Cassées. Il entretient d’étroites relations professionnelles avec Eugeniusz Minkowski, psychologue russe de renom.

Profil Psychologique et vie sociale :

Ses années comme brancardier et médecin pendant la Guerre l’ont fortement perturbé au point de détruire son brillant avenir de chirurgien au profit de la psychiatrie. Il affirma que les invalides de guerre ne sont pas simplement des blessés physiques, mais qu’au sein des tranchées, certains hommes étaient revenus au stade animal, que la pression qui pesait sur eux les avait détruit psychologiquement et qu’une reconstruction était donc nécessaire.

Il est observateur, à un bon sens de l’écoute, patient. Ses études sur les pathologies mentales font de lui un individu troublant, semblant jauger chaque personne
qu’il rencontre (la folie se cache chez tout le monde, il suffit de savoir ou creuser).

Il est perçu comme un individu froid et dénué de compassion (principalement avec ses patients), mais cette façade lui permet justement de savoir prendre le recul nécessaire face à la folie du monde. Il se réveille
régulièrement en pleine nuit, tremblant de peur au souvenir des morts de guerre et de leurs camarades les dévorant pour survivre.

Bien
qu’il ne semble pas intéressé par les individus du beau sexe, il entretiendrait une relation homosexuelle avec le Dr Kawitz Ordun (psychiatre).
Il demeure actuellement à Paris et travaille à l’
hôpital Esquirol dans la commune de Saint-Maurice dans le Val-de-Marne, à une dizaine de kilomètres de son domicile.

BIBLIOGRAPHIE :

La Psychopathologie
Eugeniusz Minkowski
Hôpital Esquirol