
Naissance : 22 mai 1888 à Paris.
Historique :
Né d'un père médecin, Maurice Martin, et d’une mère de bonne famille, Louise Rossignol. Il est donc élevé dans une famille bourgeoise de Paris.
1909 : René Martin entre à la Faculté de médecine de Paris (boulevard Saint-Germain). Promu à devenir un grand chirurgien.
1914-1918 : La Grande Guerre éclate. René Martin veut s’engager comme médecin militaire. Ses études n’étant pas terminées, il est engagé comme brancardier. Ses connaissances de la chirurgie et le manque cruel de personnel soignant compétent lui permirent d’exercer et ainsi de sauver de nombreuses vies.
1918 : Fin de la Grande Guerre. René Martin est réintroduit à la Faculté de médecine de Paris. Ses professeurs disent de lui qu’il n’est plus le même, les horreurs de la guerre peuvent détruire les hommes les plus forts. René Martin laisse de coté la chirurgie et suit des études en psychopathologie.
1920 : René Martin devient psychiatre spécialisé en psychopathologie et traite principalement les blessés de guerre que la France surnomme les Gueules Cassées. Il entretient d’étroites relations professionnelles avec Eugeniusz Minkowski, psychologue russe de renom.
Profil Psychologique et vie sociale :
Ses années comme brancardier et médecin pendant la Guerre l’ont fortement perturbé au point de détruire son brillant avenir de chirurgien au profit de la psychiatrie. Il affirma que les invalides de guerre ne sont pas simplement des blessés physiques, mais qu’au sein des tranchées, certains hommes étaient revenus au stade animal, que la pression qui pesait sur eux les avait détruit psychologiquement et qu’une reconstruction était donc nécessaire.
Il est observateur, à un bon sens de l’écoute, patient. Ses études sur les pathologies mentales font de lui un individu troublant, semblant jauger chaque personne qu’il rencontre (la folie se cache chez tout le monde, il suffit de savoir ou creuser).
Il est perçu comme un individu froid et dénué de compassion (principalement avec ses patients), mais cette façade lui permet justement de savoir prendre le recul nécessaire face à la folie du monde. Il se réveille régulièrement en pleine nuit, tremblant de peur au souvenir des morts de guerre et de leurs camarades les dévorant pour survivre.
Bien qu’il ne semble pas intéressé par les individus du beau sexe, il entretiendrait une relation homosexuelle avec le Dr Kawitz Ordun (psychiatre).
Il demeure actuellement à Paris et travaille à l’hôpital Esquirol dans la commune de Saint-Maurice dans le Val-de-Marne, à une dizaine de kilomètres de son domicile.
BIBLIOGRAPHIE :
La Psychopathologie
Eugeniusz Minkowski
Hôpital Esquirol
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